L'Histoire du moulin au fil du temps

 

Chez les Batigne, on est meunier de père en fils depuis 10 générations !

 

La famille Batigne est propriétaire de la minoterie éponyme depuis 1650. Répertoriée à Montredon, elle a exploité des moulins sur le Lézert, l’Assou, le Dadou.

En 1920, Jules Batigne de Plantecaux sur l’Assou vient s’associer avec Victor Bonnéry à Cantereyne. Le moulin s’installe alors sur les rives du Dadou à Réalmont, une petite ville du département du Tarn, dans la région Midi-Pyrénées.

 

Aujourd’hui, la minoterie Batigne fait partie du groupement « Meuniers de France » connu par son enseigne « Festival des Pains ». Les frères, Christian et Jean-Marc Batigne, représentent aujourd'hui la dixième génération et pilotent le moulin dans le souci de la tradition. Leurs parents retraités, Max et Janine, gardent un regard vigilant sur son bon fonctionnement. La minoterie emploie une trentaine de salariés et livre environ 600 artisans boulangers sur un large territoire allant, du Gers à la Provence - Côte d’azur, sans oublier plusieurs points de livraisons complémentaires, toujours dans le Sud-Ouest et proches de la Méditerranée.


Réalisation d’un rêve familial…

 

Dans la famille Batigne, le meunier ne s'endort pas. Le métier se transmet de génération en génération et le Moulin a perdu ses ailes pour prendre son envol. Le meunier se doit toujours de trouver le blé de qualité pour fabriquer de la farine. Mais la minoterie d’aujourd’hui, installation ultra performante, lui permet de superviser la transformation de dix tonnes de blé par heure soit de quoi fabriquer 40000 baguettes.
«Mon père traitait 50 tonnes de céréales par jour. Aujourd'hui, nous broyons 240 tonnes par jour», explique Christian Batigne. «Avec ces 240 tonnes, mon frère et moi, nous avons réalisé le rêve de notre père.»
La progression de la capacité de traitement de 50 à 240 tonnes par jour est le résultat d'un très long processus. II a fallu six ans avant de pouvoir concrétiser les plans d'un moulin moderne. « Ce fut un long chemin. Mais il fallait le suivre. Nous n'avions pas le choix. Tout d'abord, nous avons du convaincre les banques de notre idée. Ensuite, nous avons attendu un an les autorisations administratives. Le montage du moulin a ensuite duré six mois. Pour finir, nous avons encore investi six mois dans la mise en service.»


Le jeu en valait la chandelle puisque aujourd’hui les frères Batigne exploitent le moulin le plus moderne de France.